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Le secteur de l'immobilier demande le retour des APL accession pour relancer les ventes

information fournie par Boursorama avec Newsgene 16/01/2026 à 13:00

L’accès à la propriété reste sélectif et bénéficie principalement aux ménages les plus aisés. (Samuilawfirm / Pixabay)

L’accès à la propriété reste sélectif et bénéficie principalement aux ménages les plus aisés. (Samuilawfirm / Pixabay)

Après une année 2025 marquée par une reprise des ventes, le marché immobilier reste fragilisé par un accès à la propriété qui reste concentré sur les ménages aisés. Face à ce constat, les professionnels réclament des mesures d'urgence, notamment le retour de l’APL accession pour soutenir les ménages modestes.

L’année 2025 montre des signes de reprise dans l’immobilier ancien, avec 940 000 transactions enregistrées, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024, a souligné la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) à l’occasion d’une conférence de presse. Portée par une stabilisation des taux d’intérêt autour de 3,20 %, cette reprise profite majoritairement aux primo-accédants, qui représentent désormais plus de 43 % des emprunteurs, contre 30 % il y a cinq ans, rapporte BFMTV .

Des freins à l'accession

Toutefois, la réalité demeure plus nuancée : l’accès à la propriété reste sélectif et bénéficie principalement aux ménages les plus aisés. C’est pourquoi les professionnels réclament le retour de l’APL accession, un dispositif destiné à soutenir les ménages les moins favorisés.

Malgré une amélioration du pouvoir d'achat immobilier (+3 % en 2025, selon la Fnaim), il reste des freins à l'accession. Les acheteurs, qui ont en moyenne 33 ans, profitent bien d'une baisse des taux d'intérêt, mais aussi des donations familiales. Ce qui ne les empêche pas de prolonger la durée des prêts, qui atteint 23,3 ans en moyenne.

À la recherche de nouveaux acheteurs

Autre élément, la crise du locatif. Les investisseurs ne sont plus au rendez-vous, découragés par la fin du dispositif Pinel, « tout comme l’augmentation des droits de mutation (DMTO), l'explosion de la taxe foncière, l’encadrement des loyers, les obligations de rénovation énergétique, le permis de louer et les normes HCSF réductrices en cas de recours à l’emprunt » , a détaillé Loïc Cantin, président de la Fnaim. Le projet de « statut du bailleur privé » pour 2026, actuellement en débat, constitue un autre sujet d'inquiétude pour les professionnels. Il est jugé trop timide pour compenser les pertes du secteur.

Pour les professionnels, l'heure est grave, dans une France où 19 % des propriétaires ont plus de 80 ans et où 70 % des plus de 65 ans ont également acheté un bien. « Les propriétaires d’aujourd’hui ont été aidés par le passé. Si on n’aide pas les jeunes d'aujourd’hui à devenir propriétaires, ce sera très préjudiciable » , glisse Loïc Cantin.

25 % des mensualités pris en charge dans le cadre de l'APL accession

C'est pourquoi il est demandé le rétablissement de l’APL accession, une aide directe qui pourrait couvrir jusqu’à 25 % des mensualités de crédit pour les ménages modestes. Contrairement à l'APL locative classique, elle ne s'adresse pas aux locataires mais aux ménages modestes qui deviennent propriétaires de leur résidence principale.

Ce dispositif, qui a quasiment disparu, ne représente que 6 % de la globalité des APL, selon la Fnaim. Les professionnels demandent également d'inverser le modèle actuel qui favorise massivement les locataires au détriment des futurs propriétaires.

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